Et moi, et toi, et nous

Septembre

Septembre, c’est un mois que j’affectionne tout particulièrement. Je ne vous cache pas que, au départ, c’est parce que mon anniversaire tombe en plein dedans. Et moi j’aime quand on peut, de manière complètement décomplexée, célébrer sa propre arrivée dans le monde, et le nombre d’années lors desquelles il a pu apprécier notre existence. Et aussi quand on a des ami.e.s qui cuisinent des tartes au citron pour fêter ça. Cependant, depuis que j’approche des 40 ans (dans 15 ans, mais je préfère anticiper), je ne sais plus trop bien si on peut se contenter de célébrer, ou s’il est de bon ton de s’arrêter, de réfléchir sur soi-même et de montrer un peu de sagesse (je le fais quand même souvent, non ? je ne peux pas avoir une dispense ?). Je n’ai pour le moment pas tellement peur de vieillir, après tout, c’est assez inexorable, par contre, je me méfie des attentes que l’on pourrait avoir de moi en tant qu’adulte (que je remplace ma Swatch par une Rollex ?).  (suite…)

Out there

Bon, je sais que vous attendez cet article depuis longtemps, et il faut bien que je finisse par en parler, de ma love-life de trentenaire célibataire, avant d’avoir 40 ans. A défaut d’être croustillant, j’espère que ce sera rigolo.

(Toi qui as partagé mon lit un bout de mon chemin, et toi aussi, et toi, et toi là-bas… respire, je n’ai pas prévu d’entrer dans les détails ni de donner de noms.)

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Madame Indestructible

Me pensant invincible, ces dernières semaines, j’ai foncé tête baissée dans des tas de trucs plus ou moins malins. L’histoire de ma vie. Bref. Tout n’a pas vraiment fonctionné comme prévu. Le retour de vacances, sensé renforcer mes élans d’énergie m’a finalement offert une belle leçon d’humilité.

Mur : 1 – Aurèle : 0. (suite…)

Spring break

Et voilà, nous attaquons la dernière ligne droite avant l’été. Difficile à appréhender, tant l’arrivée est loin. Alors on a repris des forces au paradis, le temps d’un long weekend, au milieu de ce paysage à couper le souffle qu’on adore, dans cette maison pleine d’amour, de voyages et de musique, où les amis anciens comme tout neufs ont l’impression de faire partie d’une même famille, au sein de laquelle on passerait sa vie à refaire le monde autour d’une table richement garnie et à siester dans des hamacs assez grands pour un minus et sa maman. Je ne vous donne pas l’adresse, sinon vous débarqueriez tous, bande de filous. (suite…)

Les petits cailloux

Qui n’a pas rêvé un jour de se rebooter, de redémarrer en mode sans échec ? Que tous ces bugs, toutes ces failles de sécurité disparaissent une bonne fois pour toute, et qu’on puisse recommencer, peut-être pas tout à zéro, mais en tout cas, sans que les gros traumatismes ni mêmes les petites blessures ne viennent mettre leur grain de sel dans les rouages de la machine. (suite…)

Devenez une rock-star on vous en filera gratos

Dans la liste de Marshall Rosenberg qui concluait mon dernier article, le besoin de liberté n’est pas formulé. Il y a bien l’autonomie, et l’intégrité qui posent les jalons de la liberté de faire ce que l’on souhaite et d’être (et d’exprimer) qui l’on est, mais ce n’est pas tout à fait la même chose. Moi qui me sens souvent prisonnière, pas tellement de mon environnement et des événements extérieurs ou des autres, mais plutôt de moi-même et de mes angoisses et contradictions (et en même temps, en creusant un peu, je me rends compte de l’influence de l’environnement sur la manière dont je me suis construite et les traumatismes – même petits – qui ont jalonné mon parcours jusqu’à présent.) (Ne vous inquiétez pas, je me soigne). Finalement, je me dis que le besoin de liberté est celui qui englobe tous les autres, et que lorsque l’ensemble de nos besoins sont, même si pas satisfaits, au moins pris en compte et reconnus comme légitimes, on comble notre aspiration à la liberté. (Non ?) (en tout cas c’est une piste) (suite…)

Brûler au soleil et danser sous la pluie

Besoin impérieux de faire le point. 

Vous vous demandez peut-être (je sais que vous vous posez beaucoup de questions à mon propos, ne niez pas) pourquoi faire un point maintenant, quel est l’événement, la date symbolique qui me renvoie à l’intérieur de moi-même au point d’écrire un article de blog, effort que je n’avais pas produit depuis l’an de grâce 1867. Je pourrais faire ma maline en vous répondant que je n’ai pas besoin d’un moment, que je suis une libre penseuse, et que de toute façon je fais bien ce que je veux (ce qui est vrai, malgré tout), mais en fait il y a bien un jalon, une date-à-marquer-d’une-pierre-blanche aujourd’hui.

Oui, parce qu’aujourd’hui, avec le papa du Minus, nous commençons la garde alternée.

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