Archives par auteur: M-Aurele

« On est ceux qui plantent »

Passion jardinage pour Minus en ce moment. Il faut dire que c’est un des thèmes du projet pédagogique de son école, en jumelage avec celle du village d’à-côté (où, pour ne rien gâcher, va son grand copain de chez la nounou, qu’il retrouve donc régulièrement dans le cadre scolaire, ô joie !). Comme c’est une passion partagée (ceux qui me suivent sur Instagram le savent bien), on s’éclate pas mal, j’avoue. (suite…)

Je ne suis pas entière.

Je suis des petits bouts, des fragments, collés décollés recollés. Je suis des doutes, des hésitations, des choix, des retours en arrière et des changements de cap. Je suis des expériences ratées et réussies. Je suis une météo fragile. Vous ne me voyez pas, vous voyez seulement la lumière que je réfléchis, et celle que je capte, et celle que je rends. Je suis des joies, des rires, des étoiles dans les yeux, les miens et ceux des autres. Je suis de petites peines et de gros chagrins.

Aujourd’hui je suis un gros chagrin. Aujourd’hui on change les meubles de place. Aujourd’hui je ne sais pas que tout à une fin, aujourd’hui je le sens. Dans mon coeur dans mon corps et dans ma vie et toutes les méditations du monde ne changeront rien à ma tristesse. Demain, peut-être.

Je suis un chemin. Avec des cailloux, et des ronces. J’y porte mon petit en essayant de le protéger des épines que je porte. Je suis ce chemin parce que demain il sera de sable, je serai de sable et de fleurs qui sentent bon.

Je suis rompue.

Quel bordel.

 

Empathie

Je reprends un gros, gros travail sur l’empathie en ce moment. J’avais un peu laissé tomber, un peu oublié mes bonnes résolutions, parfois c’est plus facile de se laisser aller à ses anciennes habitudes. Comme le challenge « j’arrête de râler », que j’avais tenté pleine de bonne volonté et arrêté faute de… faute de quoi ? De disponibilité émotionnelle peut-être, de courage aussi. La route est longue, forcément il y a des ratés, des détours, des changements de cap. Voilà encore quelque chose que j’apprends à accepter, non sans mal, mais je ne souhaite pas que ce soit le propos de cet article. (suite…)

… du peuple, par le peuple, pour le peuple

fonctionnement mairie SaillansEn cette période inter-élections / remaniement ministériel tout le monde y va de ses commentaires, niveau café du commerce à doctorat de sciences politique (oui, moi aussi je pense que parfois les extrêmes se rejoignent), donc je ne m’y risquerai pas, préférant rester sur ma ligne éditoriale auto-centrée. Quoi de mieux que moi-même comme axe d’analyse, je vous le demande ?

J’ai raté peu d’élections. Les régionales en 2004, parce que j’étais perdue entre le Mali et le Burkina Faso (suite…)

Vernis à zongles

vernis petiteCette semaine, pour la première fois, Minus est allé à l’école avec du « vernis à zongles ». Il adore que je lui en mette. Ce qui est assez étonnant car moi-même je n’en porte que très rarement. On avait déjà testé chez sa nounou, alors qu’il était plus petit. On avait balayé un malicieux « tu as mis du vernis comme une fille ?? » d’un revers de « non, comme un rockeur ! » (oui oui, j’avais préparé ma réplique), en parents féministes et anti stéréotypes de genre que nous sommes. Il veut porter du vernis ? qu’il porte du vernis ! (suite…)

Entre deux feux

J’ai eu du mal à parvenir à vivre sereinement ma maternité. La première année avec Minus a été je pense la plus grosse épreuve peut-être de ma vie, en tout cas de mon couple. Les bouleversements, les doutes, les ajustements, le stress… Nous étions tellement centrés sur nos problèmes que nous en avons parfois oublié de célébrer les bons moments (parfois, hein, on a quand même été complètement gaga devant les premiers sourires, un beau caca ou une bulle de morve de compèt’). Il nous a fallu du temps pour nous sortir de ça, et nous aurions probablement pu demander plus d’aide, mais c’est une autre histoire.

C’est cet article de Slate qui me fait réagir ce matin: « non, les mauvaises mères de sont pas des tyrans » de Nadia Daam.

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Bondage

Voilà un sujet sur lequel je travaille beaucoup en ce moment : l’attachement. (oui oui, je sais, le titre est racoleur)

Je suis très attachée aux objets. D’une manière assez paradoxale, puisqu’à la fois c’est par amour des gadgets, des bibelots, des vêtements, des « belles choses » (vive la consommation, quoi), et à la fois par peur de manquer, le fameux « ça-peut-encore-servir » qui fait qu’on ne jette rien (vis ma vie sous l’occupation). Un peu plus inconsciemment, cet attachement est sans doute lié à une difficulté à me détacher du passé, ces objets auxquels je tiens, auxquels je m’accroche sont une partie de mon histoire et de ma biographie. Il faudra attendre la fin de (et donc commencer) ma thérapie pour en savoir plus long sur le sujet.

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We don’t need no… (air connu) #2

(Vous trouverez la première partie de cette article ici : We don’t need no… (air connu) #1)

Au départ, ce sont des évaluations dont je voulais parler. Et d’une manière générale de ce qu’on attend des élèves. Personnellement, je suis plutôt partisane des exercices auto-correctifs et d’une école sans devoirs et sans notes, mais je conçois que l’éducation nationale puisse avoir besoin de juger de son efficacité et de l’acquisition des compétences par les élèves, puisque c’est la raison principale pour laquelle les enfants vont à l’école. Dans mes différentes discussions de ces derniers jours, est passée l’histoire d’un prof (d’une école primaire publique) qui avait participé à une organisation expérimentale de sa classe, dans laquelle les élèves décident de passer l’évaluation quand ils se sentent prêts, quand ils pensent avoir acquis la compétence dont il est question. Ca me semble un bon compromis, même si je me doute que son application n’est pas possible partout. Le propos de cet article n’est d’ailleurs pas de remettre en question l’éducation nationale, l’école ou le travail des profs. A chacun son boulot, celui de parent d’élève est déjà une grosse étape de franchie pour Cortex et moi !

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