Parlez-moi…

En ce moment, j’ai vachement (oui, vachement) envie de parler et d’écrire d’amour. 

Peut-être parce que j’en ai beaucoup beaucoup à l’intérieur, et que faut bien que ça sorte. Je viens d’aller m’attendrir devant la perfection d’enfant que j’ai fabriqué, qui dort paisiblement dans son lit, en me demandant si je lui dis assez que je l’aime (je crois que oui). Cela ne suffit pas. Là, ce soir, ça déborde. Autant que ça déborde sur le blog.

(Et je préfère vous prévenir, ça dégouline pire qu’un vieux camembert)

Ces derniers temps, je me suis beaucoup empêchée de le dire, ce je t’aime dont on craint qu’il soit de trop… On a peur d’encombrer l’autre avec, et aussi d’y perdre quelque chose, alors on le garde et on l’oublie, enveloppé dans un mouchoir et rangé au fond de sa poche.

– T’as un je t’aime sur toi ?

– Pfff… non. Je peux te dépanner d’un je t’aime bien, à la limite, voire d’un j’aime les moments qu’on passe ensemble, à la rigueur, mais pas de je t’aime-tout-court, c’est bien trop rare et précieux.

– Tu as peur qu’on te le vole ?

– J’ai peur qu’on me l’arrache sans rien me proposer en retour. J’ai peur que celle ou celui à qui je le donne disparaisse avec lui, et qu’il ne me reste plus rien…

Note pour moi-même (il est toujours bon de se le rappeler, je me dis que ça peut aussi vous servir) : le je t’aime-tout-court est une chose douce et jolie, qui ne demande qu’à être envolée aux quatre vents ! Elle n’est précieuse que si elle est un cadeau, elle ne se troque ni ne se vend. Elle revient toujours. Sa croissance est infinie.

Ce soir je me disais des petites bricoles comme ça, un peu bêtes et évidentes et malgré tout pas si faciles à transformer en actes, je me disais que ce serait peut-être moins triste si on appelait un je t’aime « je t’aime ». Et comme j’avais envie d’être moins triste j’ai décidé d’appeler « je t’aime-tout-court » un je t’aime-bien-tu-vois-mais-alors-là-oui-mais-non-humphf qui pesait lourd au fond de ma poche. Il ne demande plus qu’à s’envoler maintenant. Et moi je me sens bien plus légère.

Puis j’ai repensé à cette indispensable vidéo de Solange-te-parle, qui donne envie de dire à Solange d’abord, et à plein d’autres gens ensuite qu’on les aime, là, vraiment et justement. Que ça ne fait pas mal et que ça ne fait pas peur.

Alors voilà, ce soir, j’ai envie de vous dire que je vous aime. Cela ne demande pas beaucoup de courage derrière mon écran, mais je suis résolue à ne plus le retenir lorsque je sentirai qu’il se débat au fond de ma poche, caché dans mon mouchoir.

(Et, non, vous n’échapperez pas à Stevie !)

Commentaire (1)

  1. REMY

    Je t’aime 🙂 !

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