Septembre

Septembre, c’est un mois que j’affectionne tout particulièrement. Je ne vous cache pas que, au départ, c’est parce que mon anniversaire tombe en plein dedans. Et moi j’aime quand on peut, de manière complètement décomplexée, célébrer sa propre arrivée dans le monde, et le nombre d’années lors desquelles il a pu apprécier notre existence. Et aussi quand on a des ami.e.s qui cuisinent des tartes au citron pour fêter ça. Cependant, depuis que j’approche des 40 ans (dans 15 ans, mais je préfère anticiper), je ne sais plus trop bien si on peut se contenter de célébrer, ou s’il est de bon ton de s’arrêter, de réfléchir sur soi-même et de montrer un peu de sagesse (je le fais quand même souvent, non ? je ne peux pas avoir une dispense ?). Je n’ai pour le moment pas tellement peur de vieillir, après tout, c’est assez inexorable, par contre, je me méfie des attentes que l’on pourrait avoir de moi en tant qu’adulte (que je remplace ma Swatch par une Rollex ?). 

Heureusement, j’ai trouvé le moyen de détourner les spotlights de ma personne, en pondant le Minus également en septembre. Je peux le regarder, ravie de voir quel formidable grand garçon de bientôt sept ans il est devenu, et comment, en trois ans bien tassés de vie tous les deux on est parvenus à pas trop mal se débrouiller. Certes, il aura fallu attendre ce quatrième été chez nous pour que je parvienne à m’organiser à peu près entre les vacances et le travail, même si j’ai eu l’impression de n’avoir ni assez de travail, ni assez de vacances, ni assez de temps pour caser autre chose dans ces deux mois. Petit bilan : 3 festivals (1 en tant que festivaliers, 2 en tant qu’artiste), 5 jours de rando à vélo, 2 spectacles, 6 ateliers, 4 ou 5 concerts, des tas de journées et de soirées en famille ou entre amis, une visite de parc d’attraction, 2 réunions associatives, 4 jours de centre aéré, une trentaine d’heures de train, des tas de rencontres, 1 nouvelle (vous avez voté, au fait ?)… Pas étonnant que ce soit passé si vite.

Ouais, parce que, là où je veux en venir, c’est que, aussi, j’aime septembre à cause de la rentrée. Je sais… Les habits neufs, les fournitures, le mélange d’inquiétude et d’excitation, le plaisir de retrouver les copains.ines… Je n’y peux rien, je suis livrée avec le kit de la bonne élève. L’avantage d’avoir presque 40 ans, c’est que l’on peut choisir les enseignements que l’on veut suivre. Je ne sais pas si j’ai de nouvelles obligations en vieillissant. Ce dont je suis certaine, c’est qu’il ne tient qu’à moi de faire durer tout au long de l’année ce qui fait le charme de l’été : la sensation de liberté, ce petit souffle qui fait penser que tout est possible, que des événements incroyables vont se produire. L’été, tout ça est un peu en dehors de nous, dans l’air, on accueille avec insouciance le déroulement du temps, on s’autorise la lenteur, les sorties de route, comme si cela allait de pair avec la canicule, les cigales et les touristes (je demande aux lecteurs du nord un petit effort d’imagination). Eh bien je décrète que les sorties de route et les chemins de traverse sont autorisés pendant toute l’année. Faites vous plaisir les ami.e.s ! Perdez le contrôle en automne, lâchez prise en hiver, laissez-vous surprendre au printemps. Permettez-vous toute l’année ce que vous vous permettez en été, je vous jure qu’on peut tout assumer sans le mettre sur le compte de la chaleur (au pire, si c’est trop dur, il reste l’excuse de l’alcool, ou de la fatigue).

Voilà, c’est donc un bon gros carpe diem que je vous envoie en ce 1er septembre, avec des morceaux d’amour dedans, et d’énergie aussi, parce que j’en ai plein à partager.

Je vous souhaite de faire briller votre soleil intérieur toute l’année.

Belle rentrée à tou.te.s !

PS : et je ne résiste pas au plaisir de vous montrer un des films réalisés dans un de mes ateliers cet été :

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