Tant qu’il y aura des câlins

L’année scolaire touche à sa fin, se clôturent donc trois années de maternelle pour le Minus (je ne vous raconte pas le coup de vieux de calgon), avec une équipe pédagogique au top (que je remercie !). Trois années dans la même classe avec la même super maîtresse, la même super ATSEM (quasi tout le temps) et les mêmes super copains (à quelques éléments près), trois années d’apprentissage bienveillant dont on prend la mesure grâce aux « bonshommes du mois » et à l’écriture du prénom qui s’affine et se perfectionne.

Monstre riant machiavéliquement

Monstre riant machiavéliquement

L’école est un sujet qui me stresse beaucoup, moi qui ai mis tant d’années à me désincarcérer du moule auquel je me suis conformée en suivant plus souvent ce qu’on attendait de moi (ou que je pensais qu’on attendait de moi) que mes envies profondes (thérapie mon amour). Je suis rassurée de voir que c’est un petit garçon libre qui entre au CP, qui a été encouragé à exprimer sa personnalité (et son imagination débordante !) Tous les enfants n’ont pas cette chance, et je me félicite d’avoir un jour atterri dans ce village, et d’avoir laissé le Minus dans cette école même après la séparation avec son papa et nos déménagements respectifs dans les villages voisins. Il reste encore cinq années, on n’est ni au bout de nos joies, ni au bout de nos peines (en parlant de cela, demain j’accompagne une sortie scolaire où il n’y a même pas vraiment besoin de ma présence, haha) et j’ai hâte de me confronter à la suite, en particulier le voir apprendre à lire et partager avec lui les lectures de mon enfance.

Encore une page qui se tourne, nous continuons le plus sereinement possible à dérouler le fil de nos aventures, avec joie et confiance. Et s’il y a bien une chose dont je me rends compte depuis le début de la garde alternée, c’est à quel point le Minus est mon point d’ancrage, et que si nous allons bien tous les deux le reste autour n’a pas beaucoup d’importance : le boulot peut être précaire, les histoires de cœur insatisfaisantes, l’entourage décevant, on s’en fiche, tant qu’il y a des câlins !

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