Non-bilan 2015

Cet article aurait dû venir avant le précédent, et s’il n’est pas venu c’est parce que je ne sais toujours pas quoi penser de 2015. Peut-être qu’il me manque du recul avant de m’attarder sur cette étrange année, éprouvante sur les plans personnel et collectif. 2014 était une mauvaise année, sous le signe de la tristesse, de laquelle je me suis sortie en me plongeant dans l’action. Je ne voulais pas qu’elle traîne sa misère, et je me suis jetée ravie et pleine d’espoir dans 2015. Premier choc que l’on sait le 7 janvier, puis, pour moi, en mars, puis en avril, puis en juillet, puis de nouveau collectif en novembre (plus tout un tas de révélations intérieures difficiles à dater)… Et finalement, malgré toutes les bonnes et belles choses qui se sont passées en 2015, l’arrière-goût qu’il m’en reste est celui d’une grande violence

bonne annee 2015Je partage l’opinion selon laquelle toute mort, même symbolique, est positive, qu’elle entraîne inévitablement un renouveau, une renaissance, parce que je crois la vie et le temps cycliques. 2015 a sonné la fin d’un cycle, c’est certain, mais je ne parviens toujours pas à voir en quoi consiste le renouveau. Il est probablement déjà là, je suis en train de le vivre, et il est nourri par tout le travail sur moi que j’ai fait en 2015, ce recentrage sans cesse rappelé à moi par les chocs successifs ?

Vous vous souvenez des mes vœux 2015 ? Avec Minus, nous vous souhaitions de rester debout. Quelle étonnante prémonition ! Parfois je me fais un peu flipper. Peut-être que l’essentiel est là, que nous ayons réussi à rester debout, malgré les tremblements de terre, et tous ceux qui sont restés au sol.

Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien, disait l’autre*. Et en définitive c’est un peu l’impression que me laissent les 12 derniers mois, pleins de questions, sans réponses pour beaucoup.

2015, l’année de la grande perplexité.

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(*L’autre c’est Socrate, hein, je ne voudrais pas lui manquer de respect. Et peut-être qu’un jour j’écrirai un article sur les paradoxes, un de mes sujets de dissertation préférés, avec « les mecs sont des gros nuls », tous les deux des révélations de mes années lycée.)

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