Vacances 2.0 : bilan

Les vacances scolaires battent encore leur plein mais, de retour dans mes pénates après quelques jours sur les bords de Loire, le Minus chez son papa, j’ai décidé que les congés pour moi étaient bel et bien terminés, ce petit temps de transition me semblant nécessaire pour me recadrer et me remettre dans une ambiance plus studieuse. Je m’autorise donc ce bilan anticipé, qui fleure bon l’ambiance rentrée J-7 du 13h de Jean-Pierre Pernaut.

2015-08-17 20.27.41Ces sept semaines ont été l’exemple ultime de mes problèmes de compartimentation. Vie de maman, vie perso, vie associative, et travail bien sûr, rien n’a trouvé vraiment sa place ni son espace d’expression. Peu de mes besoins ont été comblés, le stress quasi permanent. A force de dire oui à tout et de ne pas m’organiser ou anticiper, je n’ai rien fait comme il faut. Devoir travailler alors que j’avais prévu de m’occuper du Minus, faire la fête aux moments réservés au boulot, accompagner les visiteurs et vacanciers sans rien planifier, changer de programme au dernier moment, ne pas prévoir de temps de garderie… J’arrive en fin d’été épuisée. Heureusement, quelques jours chez Mamikipik et Papilu m’ont permis de rattraper en partie mon retard de sommeil (avec un bon syndrome des maladies qui débarquent quand on a décidé de relâcher la pression, cool.)

Si je regarde en arrière avec un peu d’indulgence, je me dis que j’avais probablement besoin de ces semaines de n’importe quoi pour me remettre d’aplomb. Un peu comme, avant de faire un grand tri dans sa penderie et d’y re-ranger ses affaires, on commence par empiler des montagnes de fringues sur son lit. Arriver au bout du chaos, toucher le fond pour remonter, un truc du style, quoi. Hum. Espérons que cela ait vraiment servi à quelque chose.

L’objectif de ce bilan, et le programme de cette semaine de pré-rentrée est de mettre en place ma stratégie d’organisation pour l’année qui vient. J’ai décidé que j’allais « poser des congés » comme si j’étais salariée (5 ou 6 semaines, à définir). Il faut que je décide de mon temps de travail par semaine (je vise l’équivalent d’un 80%), de ce que ça implique en terme d’horaires de travail et par conséquent de cantine et de garderie. J’abandonne mon agenda papier, et, suite aux conseils de mon amie P. et à la formation à la gestion du temps que j’ai suivie l’année dernière sans en avoir appliqué les conclusions pourtant très pertinentes, je passe à l’agenda synchronisé sur mes outils numériques, aux codes couleurs et aux statistiques. Mes catégories : temps perso (vert), travail (rouge), Minus et famille (violet), associations (orange), divers (rose). J’ai besoin d’un cadre, de précision, et de ne plus culpabiliser de ne pas être à 100% disponible pour le Minus. Et de gagner de l’argent aussi, soyons réaliste. Les axes principaux sont donc de redonner de la place au travail, et aussi de séparer les temps personnels (sea sexe sun amour et rock n’roll quoi) des temps de travail associatif (qui sont donc bien du boulot, je n’écris pas des newsletters pour le plaisir, si je suis vraiment honnête avec moi-même, le fait de boire une bière en même temps ne changeant pas grand chose à la tâche). Un peu de priorisation dans tout ça (et là je ne dis pas ce qui est ma priorité, le but de la manœuvre étant d’arriver à ce que chacun pense qu’il est prioritaire. Vous voyez mon sourcil subtilement relevé ? Machiavélique.), et hop, roule ma poule pour 2015-2016, qui sera un cru d’exception.

Depuis que je travaille à cette organisation, tout se passe plutôt pas mal. Je me lève de bonne heure, la motivation pour bosser est là, et étant seule à la maison sans avoir à gérer le Minus, l’école et les horaires, partager mon temps est plutôt facile. J’ai bien conscience que j’ai beaucoup de moments pour moi, qu’il me faudra réduire à partir la semaine prochaine, mais de les voir planifiés en couleurs sur mon agenda m’aide à en profiter et à en faire mon deuil aussi, par avance. Avoir commencé à J-7 me permet d’insérer les difficultés progressivement, tout en douceur. Trannnnquille.

Il aura fallu une grosse année, et enfin ça y est, le phœnix renaît de ses cendres (oui, oui, j’ai osé cette image à la fois puissante et subtile, loin de tout cliché, et qui fait vaguement penser aux Chevaliers du Zodiaque de notre enfance) (enfin, quand je dis nous, les trentenaires quoi) (vous aussi vous avez maintenant le générique dans la tête ? je vous en prie c’est cadeau), plus organisé que jamais.

Et puis, si je me rends compte que cela ne fonctionne pas, je pourrai continuer à suivre le leitmotiv qui m’a guidée jusqu’à présent : si tu es incapable de ranger, mets en scène ton bordel !

A vous les studios.

 

Commentaires (2)

  1. Amélie

    <3 Ça m'arrive tout le temps. Tout coller par terre pour mieux reranger, méga-ménage, une bonne crise de nerfs pour y voir plus clair…. organiser sa vie pour organiser sa tête, je crois que ce sera mon épitaphe ! Kiss et plein de courage.

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    1. M-Aurele (Auteur de l'article)

      Merciiiii !
      Plein de courage à toi aussi, je pense que niveau organisation j’aurais beaucoup à apprendre de toi !

      Répondre

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