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Je pressens cet été comme un espace plein de nouvelles expériences. Premier été en garde partagée du Minus d’abord. Je l’ai déjà laissé une semaine à son père pour les petites vacances, mais cette fois c’est l’alternance que nous allons tester. Nous nous sommes mis d’accord pour des périodes d’une ou deux semaines, pour des questions de crainte des trop longues durées pour le Minus, et de planning pour nous. Une amie me faisait remarquer que du temps sans enfant et sans mec, c’était ça les vraies vacances (mpfff… je reconnais que…)

Cela me fait donc quatre semaines en deux mois rien que pour moi, nouvelle expérience (enfin, redécouverte de mes lointains temps de célibat), et j’ai comme qui dirait l’impression que ça va passer à toute vitesse. J’en suis à mon deuxième jour, et tout se passe bien merci. Je suis rentrée à la maison dimanche, après avoir déposé mon colis, avec d’importantes velléités de rangement, qui se sont volatilisées une fois que j’aie eu débarrassé le canapé de ses occupants (lego, jouets kinder et autres petites choses fourbes et pointues), ainsi que du tunnel qui y était entreposé (une longue histoire), et que j’ai pu m’y installer pour bouquiner. Joie. Hier, ma longue journée de rattrapage de boulot en retard s’est transformée en « gestion des affaires urgentes » (fort heureusement peu nombreuses), rapport à la grasse mat qui m’a occupée une partie de la journée et des deux livres que j’ai finis, ainsi que du film que j’ai regardé.

garance

« C’est tellement simple l’amour » (Garance, ma biche, tu n’as pas vu la fin du film !)

Et comme – troisième expérience de l’été – j’ai décidé d’apprendre à prendre soin de mon enfant intérieur, je me suis entraînée à me regarder avec beaucoup d’indulgence lorsque je faisais passer mon plaisir et mon repos avant mes devoirs. C’est pas mal, j’avoue. J’ai beaucoup écrit (dans la catégorie « écriture thérapeutique »), et je me suis rendue compte que lorsque j’arrivais au bout de l’analyse que je pouvais faire sur le moment, l’envie d’écrire était toujours là et m’incitait fortement à poursuivre dans une autre catégorie (aujourd’hui la catégorie « blog », comme vous pouvez le constater), ce qui, s’ajoutant à une révélation (sous forme de souvenir de jeunesse enfoui, qui pourrait sembler dérisoire mais qui fait quand même du mal), est une sacrée victoire sur mon writer’s block. A travailler donc.

J’ai bon espoir que tout ceci ait une incidence sur mes relations avec mon entourage, Minus en tête. J’ai besoin de calme et d’apaisement après quelques épisodes mouvementés, dus en partie à la révolution intérieure qui a suivi les événements du printemps dernier. Mon auto-analyse a débouché sur beaucoup de colère qu’il m’appartient maintenant de transformer en quelque chose d’un peu plus positif, histoire de pouvoir me tourner à nouveau vers l’extérieur (et accessoirement reprendre mes activités associatives, en coma depuis un mois).

Je ne veux pas non plus me mettre la pression avec des tas de montagnes à gravir pendant cet été (si j’arrive déjà à ranger l’appart la chambre du Minus mon bureau j’aurai fait beaucoup), alors une chose à la fois et tant pis pour le reste (indulgence, toujours, et bienveillance envers soi-même, on y croit).

Rendez-vous en septembre pour le bilan, et en attendant, je vous souhaite de bonnes vacances !

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