Cristalline

{Attention, « cher journal » inside}

Parfois se tient devant nous, claire et nette, l’image de ce qu’il faut que l’on fasse.

Qwwwwwwoua ?? Pas de doute ? de question existentielle ? de frein psychologique ? Rendez-nous NSI !

Beeeeen… non. Pas aujourd’hui. Pas en ce moment. J’ai comme vu la lumière. Cet article va peut-être vous sembler sorti de nulle part, sans importance, et pourtant, je suis en train de vivre quelque chose de fort et d’invisible, et d’inattendu aussi. Aucun événement particulier n’a eu lieu. Une somme de petites choses, peut-être ? Je ne sais pas si cela vous parlera. Livraison.

Une réflexion sur un événement de mon passé, qui me paraissait badin, a été une espèce de déclic (je ne veux pas faire de mystère, je ne veux mettre personne mal à l’aise non plus, donc je dirai juste que non, on n’a pas le droit d’embrasser quelqu’un à pleine bouche quand il dort, et que « je me suis dit qu’au pire tu me repousserais si tu ne voulais pas » n’est pas une excuse). J’ai beaucoup pensé ces derniers mois à comment on peut parfois oublier de se respecter soi-même, se déconnecter de ses besoins. Jusqu’à accepter de me dire que tout ce qui s’était passé dans ma vie n’était pas nécessairement de ma faute, et qu’il était arrivé qu’on m’ait clairement manqué de respect. C’est-peut-être-un-détail-pour-vous-mais-pour-moi-ça-veut-dire-beaucoup. C’est con, hein ? Enfin, non, pas tant que ça.

laveritesurlaffaireharryquebertLa vérité sur l’affaire Harry Quebert. Un des derniers romans que j’ai lu, une enquête policière qui parle aussi d’écriture, d’écrivain, de panne, d’angoisse de la feuille blanche (pour ceux qui sont passés à côté, très chouette roman, n’hésitez pas à l’emprunter dans votre bibliothèque préférée !). Le lire m’a fait du bien, m’a donné envie d’avoir envie. Le simple fait de lire un roman en entier, d’ailleurs, presque d’une traite, est une renaissance, tellement j’ai négligé mon cerveau ces dernières années. Je me soigne, j’en avais déjà parlé je crois, et puis j’avais certainement rechuté, mais en ce moment j’ai l’impression que je suis en bonne voie de guérison. (j’ai de nouveau atteint une utilisation de 10% de mes capacités, quoi) Et je reprends confiance, aussi, je n’ai plus peur et j’ai envie de me frotter de nouveau à l’écriture de fictions. Il m’aura quand même fallu 5 ans pour m’y remettre. (ça c’est le petit paragraphe qui l’air de rien vous signifie que bientôt vous aurez peut-être de la fiction à lire ici, au cas où vous n’auriez pas relevé)

Et puis il y a cet automne aussi, magnifique, majestueux. Une balade dans la campagne pour aller chercher le cadeau de Noël du Minus, lors de laquelle, et pendant deux fois quarante minutes, j’ai roulé au milieu du feu des arbres, dont les ombres s’étiraient dans les champs sous le soleil oblique de novembre. Impression d’être réellement au monde, pleine conscience de l’environnement, de l’air qui m’entoure (bon, on est d’accord, dans ma voiture, ça gâche un peu l’effet), sentiment de soulagement, d’être exactement là où je devais être. De liberté aussi. « Là où sont mes pieds, je suis à ma place », comme disait l’autre. Ca marche aussi pour les roues, je pense.

J’ai commencé cet article il y a quelques jours déjà, je vivais alors une épiphanie, j’étais dans un monde parallèle, sans drogue, mais pas loin. Depuis, un peu de toxicité a refait surface (les gens exagèrent quand même, vous êtes là, tranquille, vous avez vu Dieu, et ils viennent vous emmerder pour 3 crottes de mouche). Et puis le clavier de mon ordinateur ne fonctionnait plus. Je me suis donc jetée à corps perdu dans l’écriture d’un roman expérimental uniquement avec des mots ne contenant ni « g », ni « h », et je me suis découragée. Ce soir je me dis que je me suis juste mis la barre un peu trop haut.

Prendre du recul, lâcher prise, se focaliser sur l’important, revoir ses priorités. Dans le désordre.

Et écrire, c’est maintenant une évidence.

PS : je regarde la Nouvelle Star et ça me donne envie de chanter, serais-je juste une personne influençable ?

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