Bon bout d’an ! (bilan 2014)

J’ai commencé à le dresser dans les commentaires du dernier article du blog Femme sweet femme, mon bilan 2014, et puis je me suis dit que j’allais le développer ici, rien que pour vous, mes 10 fidèles lecteurs (dénoncez-vous !).

J’aimerais bien parvenir à vous le faire de manière drôle et sérieuse à la fois, parce que c’est comme ça que je la ressens cette année 2014 : grave et légère, délestée, pleine d’espoir.

Subitement (enfin, pas si subitement), au milieu de cette année, une page blanche s’est ouverte. Angoissante, mais qu’est-ce qui ne m’angoisse pas ? Alors voilà, tu sais que tous les avenirs différents que tu avais imaginés pour ta famille n’auront pas lieu, que celui qui va se dessiner n’était pas du tout dans tes plans et tu es incapable de concevoir le moindre début d’histoire. Ca dure une journée. Ou deux. Et puis tu regardes ce petit bout de Minus, qui te tient fermement la main en attendant de comprendre où tu vas l’emmener. Il faut bien aller quelque part. Alors tu y vas, un pas après l’autre, et tu te rends compte que tu es en plein dedans, dans l’histoire, que tu es en train d’écrire une putain d’aventure, pleine de possibles et de rebondissements. Tu peux t’offrir le luxe de tenter, de suivre-ton-instinct, d’attendre-de-voir-où-ça-nous-mène. Tu rencontres des tas de nouveaux personnages, et tu te rends compte que tu as des envies de simplicité et de sincérité, alors tu oses te montrer un peu plus comme tu es. Et cela fonctionne. Ceux qui t’entourent te ressemblent et te complètent, la communication est facile, tu te sens bien. Tu tu tu… moi, quoi.

Encore plus dingue, ce lâcher prise et ce courage alimentent mon boulot. Pour une fois je l’ai (enfin !!) ce sentiment que je n’ai rien à perdre. Depuis cet été, j’ai reçu plus de compliments sur mon travail que dans tout le reste de ma vie professionnelle. Si jamais j’avais un besoin de reconnaissance inassouvi, je pense qu’il doit comater quelque part, bourré comme un coing.

Foutue pour foutue, je l’ai fait, mon coming out écolo-bouddhisto-bienveillant. Ca ne s’est pas trop mal passé, merci. J’ose maintenant même partager sur facebook des articles sur la parentalité positive, c’est dire ! M’entourer de personnes qui partagent mon intérêt pour ce genre de questionnements, ou qui ont l’ouverture d’esprit pour m’écouter m’aide, je ne le nie pas. Parler d’ENV dans une réunion Colibri, c’est un peu comme avouer son homosexualité dans un bar gay. Step by step. Mais j’ai eu de beaux échanges, avec des personnes que je n’avais pas vu venir, sur des terrains pourtant minés. Une riche année sur le plan intellectuel et spirituel, j’ai vraiment beaucoup appris.

Ca n’a pas été facile, ma bienveillance a été mise à rude épreuve, il a fallu trouver mes marques, avec le Minus, dans notre nouveau chez-nous, avec tous les problèmes qui vont avec, la fatigue, le stress qui rend parfois les soucis du quotidien insurmontables, la colère dont il n’est pas la source et que j’ai parfois dirigée vers lui. J’ai pleuré un bon coup, et maintenant je fais tout mon possible pour redresser la barre. J’ai toujours su que je serais une éternelle étudiante, et ce sujet là est vraiment le plus passionnant qu’il m’ait été donné de creuser, je crois pouvoir affirmer sans prendre de risque que jamais je ne m’en lasserai.

Tout ce travail personnel, fait en partie malgré moi, m’a également rouvert les portes du pénitencier de l’écriture. (vous avez vu comme c’est bien annoncé par mon analogie avec la page blanche au dessus ? Je suis en forme, purée.) J’ai retrouvé les joies des idées qui arrivent au milieu de la nuit qu’il faut noter, les heures de boulot sur un minuscule paragraphe, les trifouillages de cerveau pour trouver le mot juste. Pour l’instant, c’est hésitant, ce n’est pas très bon, mais j’accepte le brouillon, le work in progress, le temps nécessaire à ce que ça devienne potable, voire lisible. Et je suis même prête à partager mes tâtonnements, c’est une immense victoire sur mon writer’s block, si vous saviez. Je pense que cela fait 10 ans, peut-être plus, que je n’avais pas écrit une nouvelle, quel pied !

Et puis j’ai aussi eu l’impression de passer mon temps à ouvrir la fenêtre au chat pour qu’elle puisse sortir dans le jardin.

chat à la fenetre

2014 se termine et je n’ai pas vu passer cette année intense. J’écris ce bilan un peu comme on se réveille d’un rêve en se disant qu’on a hâte de retourner se coucher, dans l’espoir qu’il se poursuive. C’est ce que je me souhaite pour 2015, que l’aventure continue. Et en attendant, je savoure, avec une pointe de tristesse (sauf entre 8h et 11h, horaires de grasse mat’), les quelques jours sans mon Minus qui achèveront 2014 et ouvriront 2015. Du temps rien que pour moi, dieu que c’est bon !

En attendant l’heure officielle, je vous souhaite à tous un bon bout d’an comme on dit dans le sud (il parait, j’ai appris ça hier, merci Daniel !). Je suis heureuse d’avoir partagé un peu de 2014 avec vous, mes chers 10 lecteurs, et j’espère qu’en 2015 je réussirai à être encore plus présente. Une année de folie nous attend les amis !

 

Commentaires (8)

  1. Agathe

    Ouhhh, j’ai passé une bonne partie de la journée à parcourir le blog de Ginnie….. en partant du bilan 2014 (oui je suis au boulot, et ? Ouais, c’est pour ça que j’ai pris un pseudo, faudrait pas que je me fasse gauler en plus, hein ?!!! )
    Et je finis ma journée par le tien, cool 😉 Je te souhaite une belle année 2015 pleine de nouvelles aventures, embrasse Minus, je te bise et « A l’an que ven ! »

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    1. M-Aurele (Auteur de l'article)

      De toute façon, franchement, qu’est-ce qu’il y a à faire au boulot un 29 décembre ?! (heureusement que tu n’es pas infirmière, tiens, ou pompier, on serait bien ! )

      On en aura vécu des trucs en 2014, hein 😉 Il faut garder le bon pour 2015 et laisser le mauvais derrière…
      Je te souhaite donc en avance une belle belle année 2015 à toi et tes loulous, l’année du nouveau départ !
      Bisous

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  2. Amélie

    Quelle joie de vivre, quelle positivité (??? positivisme ???) Prendre les rênes de sa vie, en douceur, sans heurs….. quelle chance as-tu ! moi qui ne rêve que de claquer la porte sur cette année 2014 qui m’a tant faite souffrir, angoissée, désabusée…. tu m’offres une vraie leçon.

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    1. M-Aurele (Auteur de l'article)

      Wahou ! Merci pour ce commentaire, qui touche droit au coeur.

      Justement, la nouvelle année, ça permet de claquer la porte. Les jours rallongent depuis peu, c’est l’espoir qui renait, vers le printemps, tout ça tout ça. Je t’envoie tout mon rab de courage, ça va le faire pour 2015, j’en suis sûre.

      Je t’embrasse.

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  3. Charlotte M.

    Keep going… Tu viens quand tu veux dans les Pyrénées! 🙂
    bisous
    Cha

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    1. M-Aurele (Auteur de l'article)

      Avec grand plaisir ! Merci et bisous

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  4. Crevette d'ODouce

    Tu arrives à sortir de tes difficulté en listant le positif. Très joli billet « bilan ». Que 2015 t’apporte ce que tu souhaites à toi et Minus 😉 des bises.

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    1. M-Aurele (Auteur de l'article)

      Merci ! Belle année à toi aussi. Bises

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