We don’t need no… (air connu) #1

(cet article étant assez long, je vous le sors en 2 fois)

Beaucoup de discussions intéressantes sur l’éducation et l’école ces derniers temps.

visseuse petiteL’apprentissage (les apprentissages ?) est un sujet qui me passionne depuis longtemps, mais encore plus depuis la naissance du Minus. J’ai repris le travail alors qu’il avait 5 mois et demi, j’ai donc eu le temps de l’observer quotidiennement sous toutes les coutures pendant les premiers temps (et ensuite quand même souvent !). J’ai adoré le regarder explorer, expérimenter, chercher des moyens d’attraper un objet, se retourner, s’asseoir, se mettre debout, apprendre à communiquer. J’avais l’intuition qu’il fallait qu’il se débrouille seul, quitte à passer pour une mère sadique qui laisse son fils râler de frustration lorsqu’il ne parvient pas à ses fins (tu veux ce jouet ? apprends à ramper, mon fils !). J’ai hésité à le laisser hurler de faim en me disant qu’ainsi il apprendrait tout seul à se faire son biberon, mais je me suis dit que la limite se situait sans doute avant. C’est bien plus tard, alors qu’il savait marcher, que j’ai découvert le concept de motricité libre et que je je suis rendue compte que c’est un peu ce qu’on avait fait, sans le savoir (et sans aller au bout, parfois). Ca m’a rassurée, rapport au fait que j’ai moi-même de gros problèmes de posture, de me dire qu’en procédant ainsi il avait plus de chance de s’en sortir mieux que moi, que sa musculature s’était développée à son rythme.

Ensuite, par curiosité, j’ai exploré d’autres pistes autour de l’apprentissage, et j’ai été séduite par la pédagogie montessori, notamment pour tout l’aspect « développement de l’autonomie et de la confiance en soi« . D’autres pédagogies auraient sans doute attiré mon attention (et l’attireront sans doute plus tard au fil de mes lectures), c’est juste le hasard qui m’a fait découvrir celle ci en premier. Elle m’a paru d’une logique implacable, même si parfois difficile à mettre en œuvre, surtout quand on a des journées bien remplies qui laissent peu de temps pour le « laisser-faire-tout-seul ». Tout un tas de choses ont été validées, telles que enseigner à monter l’escalier plutôt que de mettre des barrières, laisser à disposition verre d’eau, matériel de dessin, Tupperware pour la tambouille…

Voilà en gros pour mon ressenti actuel sur les apprentissages.

Je suis donc très contente que Minus aille dans une petite école de village, où il n’y a qu’une seule classe pour la maternelle, où les grands de CM2 ont pour mission de prendre soin des plus petits à la cantine et vont spontanément aider l’ATSEM à les coucher à la sieste. L’environnement n’est pas angoissant pour les enfants, l’ambiance est agréable, nous avons vraiment beaucoup de chance. Chance que nous avons quand même un peu attirée en allant vivre à la campagne, et qui conforte le sentiment que nos choix, sur ce coup là, ont été plutôt en adéquation avec nos valeurs et nos envies. (Le premier qui fait état de sombres histoires de connexion Internet liées à ce choix de vie, je le bannis !)

La suite demain (c’est là que ça va se corser) !

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