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Le moins que l’on puisse dire, c’est que je me fais rare sur ce blog.

6 mois depuis le dernier article.

6 mois, c’est sans doute le temps qu’il m’a fallu pour opérer une (nouvelle) transition. Oui, oui, je sais, je transite pas mal.

6 mois pour enfin intégrer que ce qui compte, ce n’est pas qui je suis, ni comment je vais réussir à faire de mes différentes facettes un personnage cohérent (en privé, en accord avec moi-même, mais aussi en public sur ce blog, les réseaux sociaux, storytelling mon amour, tout ça…), et « vendable » professionnellement. Accepter et dire que ce qui compte, ce ne sont pas les étiquettes que je peux me coller, mais ce que je fais, là, ici et maintenant, peut-être en contradiction avec hier, et avec demain, mais en fait on s’en fout, ce qui compte, c’est le chemin, peu importe la destination.

Et donc, en 6 mois, j’ai monté ma boite, Minus est entré à l’école, j’ai repris le yoga, je suis définitivement devenue bouddhiste (et toujours féministe), et j’ai beaucoup lu, sur l’éducation positive, sur la sobriété heureuse, sur l’égalité femmes-hommes, sur le revenu de base et le webmarketing. Je ne fais pas (encore) de politique, mais je n’ai plus peur d’afficher mes opinions (enfin, je crois), d’accepter de changer d’avis, de travailler, travailler, travailler mon cerveau, même s’il ne s’en ressent pas autant que je le voudrais. Je dessine des mandalas pour me détendre. Je me suis fait tatouer pour me rappeler qu’il faut aimer et respecter son corps. J’essaie de travailler aussi sur moi-même et ma relation avec les autres et la communication non-violente. Et je passe à l’action, aussi, j’adhère, je m’intègre.

Tout ça prend du temps, qui était déjà pas mal occupé avec tout le reste. Mais quand on est bien avec soi-même, on a plus de disponibilité pour s’occuper des autres, et que de belles rencontres ces derniers mois ! Que de moments de partage et d’échange !

Et puis par dessus il y a cette faim d’écrire, toujours là, la pointe d’envie quand je lis les aventures de mes anciens collègues scénaristes, et de ces gens qui publient des livres et qui naviguent dans des cercles que je fréquentais il n’y a pas si longtemps, là, quand je vivais à Paris (mais ça m’énerve ce parisiano-centrisme, mais c’est bien quand même quand je retrouve mes amis là-bas et que je vais boire des cocktails voir des expos). C’est cette faim qui m’a empêché de fermer ce blog alors que je ne savais plus vraiment qu’y raconter ni comment le raconter.

Aujourd’hui je crois que c’est bon, que j’ai dépassé mon blocage. Le jour où je n’aurai plus rien à dire n’est pas encore arrivé !

La suite au prochain épisode, donc.

PS : j’écris également sur le blog de mon agence, si les problématiques de la communication et de la création d’entreprise vous intéressent.